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23/07/2016 par

Ich möchte ein Eisbär sein, im kalten Polar!

Voilà le bateau est paré pour le grand Nord ! Prêt à affronter le brouillard, le froid, les longues navigations sans nuit ni escale. La course contre la montre peut commencer ! 3300 milles à avaler pour sortir de la mer de Bering avant le début de l’hiver. Entre deux, les détroits du Passage du Nord-Ouest potentiellement bloqué par des glaçons. C’est ce qui nous attend les deux prochains mois !

 

L’escale à St. John’s en Terre-Neuve était du genre stressante. Pas le droit à l’erreur sur ce coup là. Il fallait penser à tout, repasser les détail des ToDoLists, batailler pour trouver les pièces manquantes. Et les listes étaient longues. Entre autre mettre en place le routage avec MeteoSuisse (Merci d’ailleurs!), installer le radar indispensable pour voir la glace dans la brume, préparer des conserves maison pour pas bouffer que du riz au corned-beef, trouver du spare pour ce qui pourrais casser en route...Des tas de choses à penser pour mettre toutes les chances de notre côté. Mais c’est finalement le coeur léger qu’on quitte ces pays au nom de chiens pour rejoindre le Groenland.

 

Un petit avant goût de ce qui nous attend plus haut ; 1000 milles dans la pétole et la brume. Après le deuxième jours de zig-zag nous sortons de la zone des Icebergs descendant du Labrador, et oui le radar valait bien l’investissement. Ça nous aura pas empêché, plutôt par curiosité, d’aller le lendemain nous enfoncer 3 milles dans la banquise. Une belle première pour nous de voir le bateau entouré de blocs de glace peuplés de phoques nonchalants ! Cette expérience par calme plat était importante pour voir en live ce qu’on connait des livres. Quelle taille de bloc peut-on pousser ? Dans quelle mesure la couleur du ciel nous indique les passages à travers le pack ? Quelle visibilité depuis la première barre de flèche ? On aura eu les réponses...Mais la fin de la semaine était cependant mois trépidante. Une belle alternance de moteur et de voile qui battent dans la vaguasse pour passer au-dessus du cercle polaire. C’est comme ça le Nord... Mais quelle récompense de voir apparaitre à quelques 120 kilomètres les premiers sommets groenlandais illuminés par le soleil. Une image absolument magique de ce pays qu’on espère depuis si longtemps.

 

Un soleil qui d’ailleurs ne se couche plus, élevant la beauté sauvage de cette île au-dessus de ce que je pourrais vous décrire. Nuuk, Manitsoq, Sisimiut, Qeqertarsuaq, Ilullissat... Les étapes le long des falaises de granit sont passionnantes, malgré le peu de vent. On ne se lasse jamais d’admirer les énormes masses de glace ou les jeux de lumière entre le soleil de minuit et les bancs de brume que nous traversons. Des fois quelques baleine nous croisent, nous gratifiant de leur haleine de poiscaille au passage. Laissant le Bonavalette ancrés au fond d’un fjord, en face d’un glacier se jetant dans la mer, nous partons explorer les sommets environnants, prendre de la hauteur pour le plaisir de la contemplation et du mouvement. En revenant on attrape vite fait deux trois morues ou un bidons plein de moules pour le souper, la mer est généreuse par-ici. Et souvent nous partageons ces moments avec notre nouveau bateau-copain, le Ratafia (http://expeditionratafia.esy.es/). JeanBa et Panpan ont le même programme que nous et surtout le même goût pour les régates-saucisson entre les icebergs et la rigolade au mouillage. Là nous attendons ensemble à Upernavik la fonte de la banquise dans le Canal de Parry. Pour voir si on est pas coincé dans la banquise, c’est sur share.delorme.com/bonavalette !

Carnet de bord

  • Position:

    72° 47.02' N

    56° 09.02' E

    Upernavik


  • Milles:

    18180


  • Température:

    0-5 °C


  • Météo:

    Le soleil ne se couche plus! Des fois de la brume entre les icebergs


  • Cave à vin:

    Celle de Ratafia !!